mardi 7 avril 2015

The Airboard, la carte qui connecte les objets

Article écrit par Nathan Lohéac, publié le 29 mars 2015 sur l'Avant-Post (clic) : 

Une carte que vous plantez dans votre pot de fleur pour qu’elle vous envoie un SMS quand elle a soif ou qui vous offre la possibilité de programmer vos objets électro-ménagers ? C’est le but qu’a atteint The Airboard en proposant une carte électronique innovante sur le marché en plein développement des objets connectés. 

Le but de la carte The Airboard ? Prototyper un objet connecté. C’est ce qui a motivé Jean Poma à rejoindre en tant que chargé de communication le projet initié par l’ingénieur en électronique grenoblois Olivier Ménard. « Avec un ami sportif, on s’est aperçu que lorsqu’on faisait du sport on avait toujours nos téléphones avec nous mais qu’ils n’étaient pas pratiques à utiliser. Je voulais un truc qui me permette de l’utiliser sans le sortir. The Airboard proposait un produit qui pouvait faire ça. »
Cette carte peut vous permettre, selon vos compétences, de connecter n’importe quel objet. Vous aimeriez que votre brosse à dents vous envoie une alerte quand elle est sèche depuis trop longtemps ? A en croire Jean Poma, il suffit de fixer les capteurs d’humidité sur la brosse et la carte dans son manche. Cela n’a pas l’air beaucoup plus compliqué pour piloter à distance l’éclairage de la maison.
Une carte qui complète le marché
Concrètement, la carte The Airboard se compose de trois parties : une carte électronique, que l’on programme en fonction des résultats souhaités, un module de communication pour le voyage des données et une entrée/sortie pour brancher les capteurs. Par exemple, la start-up Peufdaddy utilise une carte similaire à The Airboard pour la météo. « Ils ont branché les capteurs de neige sur la carte pour envoyer les données directement sur internet et ont élaboré leur prototype en deux jours », témoigne Jean Poma qui résume : « La carte sert à connecter l’objet (ici, la neige, NDLR) sans avoir réellement besoin d’avoir des compétences en électronique ».
The Airboard n’a pas la prétention de présenter sur le marché un objet révolutionnaire. « Je dirais plutôt « complémentaire ». Il existe déjà beaucoup de produits de ce type là mais qui sont à brancher sur un ordinateur. Il faut leur rajouter une batterie, ils sont souvent beaucoup plus gros ». La carte The Airboard, elle, inclut tous les éléments en restant de toute petite taille. Elle pèse une quinzaine de grammes et bénéficie d’une autonomie importante. « Si on n’envoie pas d’infos, on ne consomme quasiment rien. Avec une donnée envoyée par minute, la batterie peut tenir jusqu’à six mois » assure Jean Poma.
Autre avantage pour les utilisateurs, la carte électronique est compatible avec la technologie d’Arduino Uno, pionnier de l’open-hardware (pour « matériel libre », désignant un développement collaboratif permis par le caractère public des plans d’un objet) qui a déjà réuni une communauté importante. « Tout ce qui y est fait pour les personnes est public et commun, chacun peut travailler sur la base d’un composant déjà existant pour l’améliorer. Il y a déjà tout ce dont on a besoin pour faire son produit » explique Jean Poma pour justifier la nécessité pour l’équipe de créer un produit 100% compatible.
Financement participatif à succès
La campagne de financement participatif de The Airboard sur le site Kickstarter (clic pour suivre le lien) vient de se terminer. L’objectif de 10 000 euros, atteint dès le premier jour, a été largement dépassé puisque l’équipe du Grenoblois Olivier Ménard a récolté un total de 65 000 euros fournis par 1 000 donateurs. « On s’était bien préparé. Une campagne de financement participatif, ce n’est pas seulement un mois mais beaucoup de temps avant pour convaincre, présenter le projet, se faire remarquer. Ca a permis de démarrer assez vite » confie Jean Poma.
Le succès du crowdfunding permettra à l’équipe de satisfaire les premiers clients ayant précommandé la carte dès le mois d’août, anticipant le lancement du produit sur le marché prévu pour septembre. « Une part des 65 000 euros euros va couvrir la fabrication de la partie commandée et trouver de quoi produire pour fournir les futurs clients ». Jean Poma estime à 80% le nombre de donateurs attendant déjà de recevoir la carte Airboard chez eux. Le reste de la cagnotte servira également à rembourser les 10 000 euros investis par Olivier Ménard pour les développements techniques, la préparation de campagne de communication et autres frais subsidiaires.
Les objets connectés de plus en plus présents
« Les objets connectés vont prendre énormément de place dans l’avenir », explique Jean Poma. « De plus en plus d’appareils électroménagers vont devenir connectés, ce sera la principale évolution côté grand public ». Dans le monde du travail, on verra régulièrement des lunettes connectées sur le nez de chirurgiens ayant besoin d’informations en direct pendant une opération, ou sur le visage d’un magasinier préparant une commande dans un entrepôt. La carte The Airboard pourra également être utilisée dans la sécurité, ou pour tout ce qui demande une attention particulière. Ainsi, elle permettra qu’une personne atteinte d’Alzheimer et qui s’est égarée soit retrouvée, voire, dans quelques années, que les secours soient automatiquement prévenus lorsqu’une personne seule fera un malaise.
La carte devrait être commercialisée dans 55 pays différents. Le produit, dans l’esprit Do it yourself consistant à se réapproprier les choses en faisant par soi-même, devrait être disponible dès septembre. Il faut s’attendre à un prix tournant autour d’une cinquantaine d’euros par carte, une carte servant à connecter un seul de vos objets.

Nathan Lohéac

-rob-

dimanche 5 avril 2015

"B3D" (Bande dessinée & Développement Durable)

Proposition de logo illustratif de l'économie circulaire

"tailleurs/costards/cravates" versus "écolos/marcels/tongs" en boîte de conseil environnemental


-rob-

samedi 4 avril 2015

Le Postillon au palais de justice (N°29)

 Les chroniques judiciaires du Postillon (clic pour suivre le lien) à retrouver dans le n°29 (Février-Mars 2015) en vente dans pas mal d'endroits à Grenoble.
Où est Charlie ? - Le Postillon n°29

Chat alors - Le Postillon n°29
Sémantique - Le Postillon n°29

-rob-